Je n’avais que dix ans.
Enfin la France reconnaissait que tuer était sale ! Car oui, tuer c’est sale.
Robert Badinter fût l’avocat hors pair d’une décision extraordinaire !

D’un point de vue philosophique, c’est éminemment puissant.
Pour tout humaniste, c’est crucial, salvateur.
Non, la justice ne doit pas tuer, même un meurtrier, même la pire des ordures !
C’est tellement facile de la dédouaner en lui permettant de ne pas subir la honte, le crime absolu que cette ignominie a commis.

La justice, c’est être juste. Ce n’est pas ôter la vie.
Ôter la vie, rendra-t-elle la vie de la victime de son bourreau ?
Ôter la vie consolera-t-elle les personnes qui pleurent la victime ?
Il ne me semble pas.
C’est simple ce terme trop simple. Car la douleur, l’enfer reste prégnant, réel, même si le bourreau est tombé.

Aujourd’hui, en France, nous parlons de  »neutralisation ». Il n’y a plus de peine de mort, mais on flingue.
Ne me dites pas le contraire, c’est la vérité.

 »Oui mais ».
Et bien chez moi, il n’y a pas de mais.
Un barbare doit être traité comme tel.
Mieux, nous devons, tel est notre devoir d’humain, de lui faire comprendre l’enfer qu’elle ou qu’il fait subir à une famille, un individu.

Je n’ai que quelques mots à écrire,

 »Merci Monsieur »

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