Le magazine Capital, propriété de Vivendi et de Bolloré met en avant les dépenses futiles de la Mairie de Paris vis-à-vis des associations LGBTi+.

Après le groupe Canal +, c’est au tour du magazine Capital d’assouvir les désirs de leur propriétaire, un certain Vincent Bolloré. Non seulement le milliardaire déteste la Maire de Paris, mais en plus il n’apprécie pas l’importance donnée à la population LGBTi+ qui milite contre ses idéaux religieux.

Afin de se faire remarquer par son propriétaire et milliardaire Bolloré, la rédaction du magazine Capital a critiqué fortement dans les pages du magazine, les subventions qu’accorde la Marie de Paris aux associations LGBTi+.

Non seulement les structures d’aide ou de promotion des minorités sexuelles sont des dizaines à recevoir des subventions, mais les sommes que leur attribue l’Hôtel de Ville apparaissent souvent très généreuses. Au total, elles ont atteint 382 650€ en 2020, près du double des années précédentes – Capital Magazine

Comme le souligne nos confrères et consœurs de Garçon Magazine, le magazine Capital glisse lentement sa ligne éditoriale de magazine économique en un magazine de droite conservateur, sous la houlette de Vincent Bolloré. Pour la rédaction du magazine Capital, 382 000 € est généreux. Rappelons tout de même que le budget de la Marie de Paris est proche de 10 milliards d’Euros (Source : Mairie de Paris).

Où part l’argent ?

L’argent finance essentiellement les associations LGBTi+ basées à Paris même si leur champ d’action s’étale au-delà du périphérique parisien. Le plus gros de cette subvention est attribuée au Centre LGBTi+ de Paris Île-de-France, 130 000 € en 2020 comme l’indique le magazine Capital. Si vous faites partie d’une association, vous savez que ceci est très peu par rapport aux actions menées par le Centre. En plus du financement des actions de sensibilisation, d’action, d’accompagnement, le Centre LGBTi+ paye un loyer, modique mais non négligeable dans un bilan.

Comme le souligne SOS Homophobie dans ces nombreux rapports, les années de la crise sanitaire ont été particulièrement difficiles pour les personnes LGBTi+ :

Les années 2020 – 2022 ont été fortement marquée spar l’épidémie de Covid-19 et par la crise sanitaire et socio-économique qui en résulte. Les mesures de confinement, de couvre-feu […] la fermeture des établissements scolaires, des lieux de culture et de convivialité ont eu une incidence importante sur les actes LGBTIphobes, laissant peu d’échappatoires aux victimes de violences. […] Ces conditions ont été propices au développement de violences dans le voisinage et au sein des familles, auxquelles les jeunes LGBTI sont tout particulièrement exposé·es.

Le nombre d’actes homophobes ne cesse de grandir dans la Capitale, il est donc urgent de mettre les moyens afin de garantir la sécurité des habitants de la région parisienne.

Capital Magazine oublie l’aide qu’apporte l’État à la presse écrite…

La galaxie Bolloré compte dans son portefeuille de nombreux médias aidés par les subventions d’État. La Cour des Comptes dénonce très régulièrement ces aides quelles jugent couteuses et sans effet sur le long terme. Étrangement, ces subventions ne choquent pas à la même hauteur l’équipe de rédaction du magazine Capital.

Contrairement à la Cour des Comptes, nous pensons chez inverti que ces aides sont un moyen de garantir un riche choix de supports médiatiques, ceci est une chance pour la démocratie.

Paris subventionne à 0,4 % de son budget la lutte contre les LGBTiPhobies. Il n’y a rien à dénoncer ici dans ce chiffre, mis à part l’analyse de la rédaction du magazine Capital.

 

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