Édito : Halte à la haine, par Mark Bach !

Même au cœur de l’été la haine rôde.
L’enfer des incendies horribles d’Algérie ne suffisent pas, non. Nous n’avons pas assez de catastrophes naturelles, jusqu’en Auvergne, non.
Non, les imbéciles, les haineux, les fous doivent automatiquement en rajouter quelques couches.
Nous sommes au cœur d’un triste été.
Car, au lieu de partager, rire et aimer, c’est bien la haine de l’autre qui fait l’actualité.

Et cela va loin, très loin !

Hier, avant-hier, chaque jour que Dieu m’offre, je n’ai pas le choix.

Je me mets à pleurer face à celles et ceux qui se sortent de l’humanité.
Cette SI grande Dame souillée de la sorte, je ne comprends pas, je ne peux pas l’accepter.
Ma maman me répète en permanence que notre humanité est en train de devenir folle. Que notre monde devient fou.

Je ne renonce pas à aimer ni à vivre en résilience.

« Monsieur,

De quelle justice parlez-vous ?
N’hésitez pas à développer, car je suis très intéressé.

Parlez-vous des aveugles qui ne voient pas ?
Écrivez-vous sur les muets qui ne dénoncent pas ?
Pensez-vous aux sourds qui n’entendent pas ?
Ou peut-être aussi aux lâches qui préfèrent fuir ?

La justice dans ce pays s’applique.
Car oui, la France est un pays de droits.
Mais, elle est aussi un pays de devoirs.
Et face à l’enfer, il est de notre devoir de le dénoncer.

Un jour, j’ai fait une promesse.
Je l’ai tenue.
Je ne peux pas empêcher la haine.
Cela, je ne puis le faire.
Mais faire bloc, participer au symbole et être un rempart, ça oui, je sais le faire.
Je ne fais pas qu’écrire des mots.
Je décris aussi les maux pour que ces hurlements sortent du silence, de tous les silences.
De justice, je n’en connais qu’une. C’est le respect de l’Autre.

Aussi, élu de la République, homme de Foi, j’ai été soutenir Bible en main, col romain au cou et cocarde républicaine, place de la République, à Paris, un ami agressé, car gay !
La justice, c’est le rempart, le soutien, l’indéfectible foi en l’humanité.
Pour un vrai croyant en l’humanité comme moi, je vous promets que c’est bien dans le regard de l’Autre que vous croisez l’amour de Dieu.
Et ce jour-là, j’ai recroisé un être solaire.
C’est lui qui m’a interpellé, qui m’a reconnu, qui m’a embrassé et qui m’a
enlacé.
C’est cela la vraie justice.

Reconnaître l’Autre, le respecter, l’aimer.
Sinon nous allons continuer à remplir des cimetières bien plus vite qu’il ne faut.

Poursuivez à accuser ”la justice”.
La vraie justice, elle commence d’abord et avant tout, dans votre foyer, dans votre cœur. Ce n’est pas le monde des Bisounours. C’est la Vérité !

La vraie justice, ce n’est pas aimer ou vouloir fréquenter tout le monde.
La justice vraie, c’est aussi savoir dire, je ne sais pas quoi faire avec toi, mais, puisque tu es vivant, je te remercie de m’accueillir, de m’accepter, tel que moi je t’accepte et te respecte.

C’est sans doute ce qu’écrirait Alexandre Jollien , Jean d’Ormesson ou quelques penseurs, ma grand-mère maternelle aussi ou également ma chère Polina.

Je sais écrire est facile.
Tendre ses mains, raisonner, admirer, c’est déjà plus compliqué.
Mon maître m’a laissé en testament, plusieurs principes.

Votre plume doit servir.
Tendez votre main.
Et ne quittez plus jamais cette main prise.

Le harcèlement scolaire ou tout combat face à la haine est complexe.

La justice, c’est admettre que l’Autre est une sœur ou un frère. »

Je ne pensais pas il y a quelques jours en écrivant ce texte que la monstruosité de certains personnages serait si prégnante.
Avant-hier, c’est un homme qui a subi l’enfer, car il aime un homme.
Hier, c’est la stèle en hommage à Simone Veil qui a été violée.

Je ne peux pas avoir de haine, mais cette colère saine et froide, oui. Et je refuse de dire qu’il n’y a pas de justice. Car tout acte vient bien de l’éducation donnée ou reçue. Telle est mon opinion.

Il y a bien sûr des personnages incontrôlables. Car, malheureusement, certains individus n’ont pas ou plus toutes leurs facultés mentales. Pour autant, devons-nous les exclure de notre société ?
Tel ce pauvre prêtre, monsieur Maître+, je ne le crois pas.

Mais un personnage haineux, c’est bien lui ou elle qui se sort de l’humanité.

De même, il y a les gens sales. J’en ai vu, connu, subi.
J’irai même dire que ce sont les plus perfides et ignobles…
Humains pour la façade, mais tellement ils sont tellement sales en vérité.
Ils ou elles sont les plus putrides avec les harceleurs, les meurtriers.

Je pense à un pauvre gosse manipulé.
Je pense à ce prêtre assassiné.
Je pense à cet homme martyrisé.
Je pense à Po et nos enfants harcelés, exécutés.
Je pense à ces personnes battues, tuées.
Je pense à ces silences que nous devons crier.
Je pense à cette Grande Dame souillée.

Et tout cela pour rien. Sauf pour offrir de la haine ! De la souffrance et du malheur !

Merci… quand même.

La grande illusion…
Depuis, rien à changé…

Certains jours, j’ai même l’impression que certains poursuivent cette œuvre calamiteuse qu’est la destruction de notre maison, de notre vie, de notre avenir. Et de cela nous pourrions en désespérer.

Heureusement, il y a toujours de l’espoir, de belles personnes, de belles choses et une nature toujours surprenante pour nous rassurer. Et parce qu’elles ou ils existent, il ne faut jamais oublier de les remercier, de leur dire ”je t’aime” de manière pudique ou expansive, de leur montrer notre reconnaissance.

J’avoue que j’aime le faire. Cela ne me procure aucun plaisir. Cela me rend serein et joyeux. C’est encore mieux.

S titre : Laissez nos enfants, sœurs et frères, rêver et aimer.

Laissez les vivre et danser.

Je ne serai jamais pour Allan Vermeer un ”bis repetita”. M’opposer à lui est inutile, voire stupide. Sa timidité, son originalité, sa sensibilité font de lui un auteur-compositeur-interprète, un humain si particulier que je ne voudrais surtout pas le changer. C’est sans doute ce que Pascal Sevran avait détecté, mais il voulait le contrôler.
Pas de chance, il est tombé sur un être humain entier.

Oui, laissez donc vivre les humainEs dans leurs différences. Surtout et avant tout lorsque nous parlons d’amour et de respect, de partage et de dialogue.

« Moi je vis d’amour et de danse, je vis comme si j’étais en vacances. Je vais, je viens… J’ai appris à vivre comme si j’étais libre et en équilibre.
Et vous ?

“Laissez-moi danser” est une reprise de Dalida adaptée par Ibahim Maalouf pour Izia Higelin et écrite par Cristiano Minellono + Toto Cutugno (et Pierre Delanöé pour la traduction). Allan et Sam»

 

Je vous souhaite un bel été.
N’hésitez pas à lire Abdellah Taïa et Alexandre Jollien.
Écoutez Maxime Manot ou Allan.
Et mon bel inconnu descendu du ciel,
Léandre Renoir.
Cela fait du bien.

Liens utiles :

“Leandre-renoir”
https://www.leandre-renoir.com

Crédit photographique : Léandre Renoir, les internets, inverti.

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