Face à la haine : 13 novembre 2015

Il se prénommait Denis.
Il aura résisté au maximum, cela allant jusqu’à l’amputation
Face à la haine, vous avez plusieurs réponses. Celle des enfers, celle des pourquoi et celle de ceux qui laissent faire.

130 personnes parties dit-on. En vérité, combien de victimes directes ou indirectes sont impactées ? Familles, intimes, proches ou témoins restent à jamais meurtris par ce soir-là.

Le marasme au lieu du partage.

Notre société vit et vit actuellement dans ce joli marasme.
Seule ma couette et… arrivent à me consoler. Ce n’est pas un euphémisme, c’est ce que nous vivons, ce qui est véhiculé souvent par ignorance, et ce, d’où que cela vienne. C’est douloureusement et tristement ce que je ressens.
La haine, l’affrontement est un nouveau jeu qui tient lieu de ciment, voir de culte dans notre société post ” fin du monde”.

Savoir dire au revoir.

La souillure est permanence. Pourquoi ?
Cela, nous ne le saurons jamais.
Le 13 novembre 2015 restera le mystère de fous.
Nous, nous n’avons rien perdu.
”je vais bien.”
Pourtant…
Quelques années plus tard celui qui m’a envoyé ces mots, blessé, mais rescapé est mort.
J’ai donc perdu une part d’amour.
Il était devenu une branche prête à craquer. La sève de la vie l’avait abandonné.
Il a été mon complice, un homme que j’aime, furieux en permanence et mon bel homme pour toujours.
La balle fût fatale.

Je te rassure ne t’en fais pas, je vais bien et ça, toi, tu sais que c’est presque vrai.

Kaddish.

0 Commentaires

Donnez votre avis !

©2021 inverti

ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Créer un compte