Un marquis à la dérive sur le net : Je n’ai jamais aimé le jaune…

Qu’il soit fluo ou jaune cocu.

Entre mépris et souillure.

Samedi 1er décembre était la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA que nous avons pu vivre !
Et durant ce temps, les Champs Elysées, l’Arc de Triomphe, et d’autres points névralgiques de la capitale ou en province étaient mis à feu et à sang. Bien malin celui qui aura la certitude de me dire s’il y avait uniquement des gilets jeunes, des casseurs professionnels, des extrémistes de le gauche ou de droite. Ce que j’ai vu, lu, entendu (en dehors des commentateurs orientés des chaines de télévision), c’est un peu tout et surtout n’importe quoi. Ces dernières semaines, j’ai pu constater que tous ces participants casseurs portaient bien à la quasi unanimité un gilet jaune. Ce que je peux supposer, c’est que ceux qui ont “réussi” à se faire arrêter par les forces de l’ordre, sont les moins expérimentés. Donc sans doute ceux pour qui ce type de comportement ou même de manifester était une première.

Je suis souvent outré depuis ces dernières semaines par le retour de certains propos/actes envers les forces de l’ordre.
C’est à croire que ces personnes sont des nantis. Sont ils réellement là pour casser du gilet jaune ? Sont ils réellement là pour recevoir des cocktails Molotov, être lynché, recevoir de l’acide ou de la peinture ? C’est à croire que ces “français d’en bas” qui défilent en gilet jaune ne se souviennent pas que ce sont les mêmes force de l’ordre que nous remercions lorsqu’ils nous défendent face aux agresseurs issus des rangs des islamistes. Que se sont les mêmes forces de l’ordre que nous pleurons lorsqu’elles se font assassiner par ces fous de radicaux islamistes… Personnellement, ce que je n’oublie pas, c’est que beaucoup d’entre eux portent ce joli grade de “gardien de la paix”.

Je suis catastrophé par ces voitures brûlées, ces magasins saccagés, pillés, ces propriétés privées violées ou partiellement vandalisées.
C’est à présumer que leurs propriétaires sont des “richards”. Cette “France d’en haut” qui ne comprend rien à rien. Les boutiques saccagées, pillées n’ont elles pas ces “français d’en bas” comme salariéEs ? Certains portaient même sans doute des gilets jaunes et étaient peut-être à la Concorde ou simplement en train de travailler par obligation pour tenter eux aussi de boucler leur fin de mois. Quelle fin de mois auront elles/ils puisque vous avez détérioré, saccagé, détruit leur outil de travail ou véhicule aussi ?

Je suis effondré pour eux. Artisans-commerçants et Gilets jaunes, même combat ?
C’est loin d’être certain. Les commerçants et artisans doivent être des “salops” de profiteurs. Pourtant bon nombre d’artisans, commerçants s’associent aux gilets jaunes. En Ile de France comme en Province, c’est souvent les mêmes d’ailleurs. Car les artisans et commerçants sont eux aussi touchés par ces charges trop lourdes. Et la “goutte” de gasoil qui a fait déborder le vase, eux aussi la subissent de plein fouet. Pourtant, en même temps par l’action des gilets jaunes sur l’ensemble du Territoire, c’est une perte sèche de 30 à 60 % de leur chiffre d’affaire qu’ils doivent subir.
Et comme toujours, vers qui se tourne-t-on lorsqu’il y a péril en la demeure ? L’Etat représenté par le Gouvernement ! Ces mêmes salops qui n’écoutent pas les Français ! Mais qui devra au final payer les aides aux artisans-commerçants qui auront eu des pertes sèches : le contribuable ! Celui-là même qui bloque et empêche de travailler les artisans commerçants.

Je suis anéanti. Les symboles de la France, de la République, saccagés, détruits.
L’Arc de Triomphe vandalisé ! Ses locaux pillés ! Saccagés ! Ses façades taguées ! Même les Allemands en 1940 n’ont pas osé faire cela !
Une reproduction de la République Triomphante détruite !
Une partie des grilles des jardins des Tuilerie effondrée et écrase les gilets jaunes qui tentaient de la desceller.
Mais qui va payer ? Une fois encore, ces mêmes personnes qui pourtant nous disent ne pas finir leur fin de mois. Celles/ceux-là même qui tirent la langue dès le 15 du mois… Celles et ceux qui pourtant défilent avec leurs gilets jeunes ou ceux qui soutiennent ce mouvement.

La belle excuse, sans aucun remord.
“Nous condamnons les violences mais nous comprenons la colère”. “Tout cela est de la faute du gouvernement”. “Nous n’avons que ce moyen pour nous faire entendre”.
C’est bien ainsi que sans en être les représentants, les autoproclamés portes parole des gilets jaunes s’expriment. Et les revendications vont à l’encontre d’une vision globale de l’ensemble d’un point essentiel : Que c’est bien l’ensemble de la vision de la société qui est à revoir et pas juste une simple histoire de taxe qui augmente ou pas. D’ailleurs, je le crains, le gouvernement en est plus que conscient. Et c’est sans doute ce pourquoi jusqu’à maintenant il refusait un vrai dialogue.

Le bordel des gilets jaunes s’oppose au bordel des gouvernants.

Cela fait donc trois semaines que de jour en jour, d’heure en heure, la pression monte. Les revendications des gilets jaunes sont des plus diverses et variées. Certaines allant même jusqu’au déni évident de démocratie.
Mais comment ne pas entendre, comprendre l’exaspération de la France laborieuse ? Cette France rurale ou péri urbaine qui souffre depuis bientôt trente ans en silence. Cette France qui n’a pas pu, pas su prendre le virage de la mutation de la société française. Cette France a qui l’on a gentiment chanté pour l’endormir cette mignonne chansonnette d’Annie Cordy “ça ira mieux demain“. Seulement cela fait quarante ans que ces gens attendent. Et ci, moins quelques rares bouffées d’oxygène temporaires qui ne durèrent que quelques années, en coup de vent. Et encore, pas pour tous, bien loin s’en faut.
En vérité, lé France laborieuse est épuisée, essorée. Et comme toujours dans de tels cas, cela génère obligatoirement des tensions. Et ces tensions vont toujours crescendo. Elles s’alimentent aussi des peurs pour finir par simplement en devenir des haines. Voyez donc comment en Europe les extrêmes sont représentées au élections. J’ai presque envie de dire que ce n’est pas une question de droite ou de gauche. C’est juste que tout le monde s’en fout. Sauf qu’à force de s’en foutre, et que comme aucune solution globale n’est apportée, encore moins envisagée, nous ne pouvons nous attendre qu’au pire.

De là à supposer que le Président Macron pouvait tout résoudre en dix huit mois est totalement illusoire. Entre l’utopie et le cynisme, il y a tout de même le pragmatisme. Car oui, balancer les anciens politiques, c’était effectivement une saine nécessité. De là à imaginer qu’il allait réellement “réinventer” la politique en gardant les mêmes institutions, le même “rigidisme” des différents traités européens, voir même pour certains aller encore plus loin, c’était juste être un gros gros naïf.

Non, mais depuis son accession au trône… Oups, non ! Depuis qu’il est devenu le 8e Président de la Vème République, tous ses actes, toutes ses prises de position, tous les symboles qu’il a utilisé sont tous fait pour agacer voir stigmatiser un peu plus cette France qui n’en peut plus. Car oui, le train des réformes est En Marche. En marche d’abord pour les plus nantis (suppression de l’ISF), va à l’encontre des masses laborieuses (lois travail, augmentation de la CSG pour les retraités…) et tous les “petits gestes” sont aujourd’hui encore indolores. La situation économique du pays n’est pas meilleurs. L’emploi ne voit pas sa courbe nous permettre de dire qu’il y a en France moins de chômeurs. Et tout est ainsi. Oui, il y a une France d’assistés, de filous et de traficoteurs… mais sur la masse qui galère au quotidien, ils sont vraiment une goutte d’eau.
Comme le sont vos “petits coup de pouce”. Ils sont si petits, que dans ce désert de désespoir, votre goutte d’eau n’étanche aucune soif.
La société toute entière doit se réformer, la société toute entière doit savoir mieux appréhender les chantiers qui nous attendent, les défis de transition écologique, économique et sociétaux. Mais pas en oubliant d’intégrer l’ensemble de vos concitoyens. Pas en donnant l’illusion aux plus petits actifs ou retraités qui sont laissés pour compte. Pas en évitant d’intégrer tous ceux qui depuis quarante sont aussi les oublier de l’histoire (handicapés, séropos, autistes, malades chroniques…). La jeunesse qui doit aussi être aidée pour une meilleure formation pour relever les défis économiques sans la précariser un peu plus qu’elle ne l’est déjà.

Monsieur le Président, stoppez vos petites phrases. Stoppez vos petites aides. Stoppez vos gros mensonges. Ne faites pas comme toutes ces oppositions qui s’unissent pour vous détruire.
En 1789, le peuple était dans la rue. Les bourgeois eux continuaient de bien manger. Les Aristos fuyaient la France. Et à l’arrivée les bourgeois ont récolté les fruits de la révolte populaire et les biens des Aristos. Ensuite, pour ramener ordre et discipline, ils ont gentiment installé sur le trône de France un autocrate avec une couronne de fer qui s’est fait passer pour un monarque. Et  lui, le Peuple a servi de chair à canon. Le 2 décembre certains nostalgiques fêtaient d’ailleurs son accession au trône de France à cet usurpateur.
Si demain, les semaines, mois, années qui viennent vous ne changez pas de braquet, ce n’est pas vous ou LR ou ce qu’il reste des socialistes qui seront au pouvoir. Ce seront bien des autocrates auto- proclamés d’une extrême ou d ‘une autre qui seront aux pouvoirs… Et là, quel beau bordel !

Elisabeth Badinter peut-elle aider ces “gens” des deux bords à réfléchir ?

Dans “Les passions intellectuelles”, Élisabeth Badinter, observatrice de l’évolution des moeurs et des mentalités, éclaire de façon inédite la société des Lumières, cette « tribu » intellectuelle qui inaugure les Temps modernes, ses grandeurs et ses faiblesses. Les savants et philosophes qui jusque-là constituaient la République des Lettres travaillaient le plus souvent en vase clos. Assujettis aux institutions, ils n’échangeaient qu’entre eux et pour leur seul profit. Avec l’émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d’une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois « passions » successives qui suscitent rivalités et surenchères au prix d’affrontements parfois terribles.
La première de ces passions est le désir de gloire, et à travers lui l’apparition d’une nouvelle figure incarnée par d’Alembert, codirecteur de l’Encyclopédie avec Diderot : celle du philosophe soucieux de s’imposer comme le meilleur, qui aspire tout à la fois à séduire l’opinion et à s’attirer la reconnaissance de ses pairs. C’est ce même d’Alembert qui introduit une deuxième passion : l’exigence de dignité. Ayant conquis notoriété et autonomie aux yeux de leurs contemporains, les encyclopédistes, conscients du savoir dont ils sont les détenteurs, appellent désormais au respect de leur indépendance et se refusent à toute concession à une autorité extérieure. C’est alors qu’on assiste à la naissance et à l’affirmation de leur troisième grande passion : la volonté de pouvoir, représentée par Voltaire avec un courage qui force l’admiration. Autour de lui se forme un vrai parti politique, le parti des philosophes, qui modèle peu à peu la pensée de la bourgeoisie et prépare l’avènement de la Révolution au nom de la justice, de la liberté et de l’égalité entre les hommes.
Dans cette étude de grande ampleur, Élisabeth Badinter fournit autant de clés pour comprendre et décrypter l’histoire d’un monde intellectuel dont l’influence sur celui d’aujourd’hui est loin d’être dissipée.

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