inverti : toute l'actu gay (lgbt), geek, sport, culture…

La communauté gay qui casse les codes – Gay, Geek, Sport, LGBT… N'ayez plus honte d'être inverti !

CHEMSEX : Entre dangers, addictions et volupté ?


18 novembre 2018 - lemarquis


Je n’ai pas à avoir d’avis sur la question. Je sais seulement que cette pratique n’est pas adaptée pour moi. Parce qu’elle allie deux notions qui sont très loin de mes convictions, conscience, peurs, les trois mélangées aussi.
De là à dire que je peux avoir un regard objectif, non, ce serait aussi mentir.
J’y vais en marchant sur des oeufs. Je ne souhaite pas heurter, insulter les personnes qui font usage de cette pratique. Même si je ne les comprends pas. Et ce malgré tout le respect que je peux avoir pour ELLESeux.
C’est pourquoi, je ne peux que me contenter d’énoncer… C’est une façon d’avoir des relations sexuelles que je ne souhaite pas partager. Parce qu’avant tout je  n’ai pas à juger, je préfère en conscience partager l’avis de personnes ayant sans doute un regard plus avisé que je peux avoir. Qu’ils viennent du milieu médical, associatif ou les pratiquants ou ex pratiquants.

La définition du CHEMSEX ?

Cette pratique sexuelle venue des Etats- Unis, a pris son essor via  Royaume-Uni et se développe en Europe, dont la France. Son nom venant de “chemicals” pour “drogues chimiques” en anglais et “sex”. Elle désigne le fait d’avoir des rapports sexuels en étant sous l’emprise de produits psychoactifs -principalement des stimulants- tels que la méthamphétamine, la méphédrone, la kétamine, la cocaine ou le GBL. Le but : avoir plus de plaisir, être totalement désinhibé et plus performant, notamment les hommes. Mais il n’existe pas de définition claire et nette du chemsex, car les produits, les motivations et les comportements sont différents pour chaque individu.

Les applis de rencontres dangereuses sur le plan sanitaire.

Le chemsex suscite de vives inquiétudes quant à la transmission de virus sexuels dont celui du Sida. “Chaque jour, une trentaine de personnes viennent nous voir pour avoir été potentiellement exposées au VIH lors de relations sexuelles sans préservatif ou pour avoir partagé des aiguilles” a témoigné David Stuart, jeune Londonien à la tête d’un programme d’aide aux amateurs de chemsex. Un constat partagé par la sociologue Maitena Milhet : “Il y a une augmentation des signaux sanitaires autour de ce phénomène, de la part des services de soins pour des maladies infectieuses ou des services d’addictologie.” Et avec la multiplication des applications de rencontres, le phénomène prend des proportions : “Avec les smartphones, vous pouvez tout faire depuis votre canapé : commander de la drogue et trouver des partenaires sexuels” argue ainsi Fred Bladou, de Aides qui a mis en place un numéro d’urgence sur le chemsex.

30% d’infections sexuellement transmissibles en plus.

S’engager dans une relation sexuelle alors qu’on est sous l’emprise d’une drogue est particulièrement risqué. La désinhibition favorise les rapports sexuels non protégés, la multiplicité des partenaires et les pratiques violentes. Or, le risque de transmission d’IST augmentent avec la brutalité des rapports. Selon une étude publiée en août 2018 dans le BMJ, les pratiquants du chemsex sous PrEP (traitement qui permet d’éviter la contamination par le VIH), ont 30% de risque supplémentaire de contracter une IST que les autres hommes sous PrEP ayant des relations sexuelles avec des hommes.

De plus, le chemsex présente aussi les mêmes risques que toute consommation de drogues, dont l’overdose, les crises d’angoisse, convulsions, perte de conscience, la paranoïa et l’anxiété. Mais aussi les agressions sexuelles, car les drogues peuvent rendre plus difficile de discerner ou d’exprimer l’absence de consentement.

Les effets secondaires insidieux de cette pratique ?

Outre la dépendance à la drogue et le risque de maladies sexuelles, la pratique du chemsex désocialise : “Le chemsex, c’est super quand tu planes complètement et que six ou sept mecs nus essaient de t’entraîner dans un coin de la pièce, mais les phases de descente peuvent avoir des effets dramatiques sur ta vie”, raconte ainsi James Wharton, un trentenaire anglais.

CHEMSEX : Entre danger(s) et volupté ?

Comment organiser un plan à domicile ? Prévoir le matériel nécessaire pour réduire les risques de contamination ? Prendre soin de soi et de ses partenaires ? Comment se protéger et protéger ses partenaires des contaminations à VIH, VHC et autres IST ? Comment réduire les risques de contamination ou de consommation dangereuse en connaissant les produits, les bonnes pratiques, éviter les mélanges ? Se faire accompagner, parler, prendre du plaisir sans prendre de risques ? Quatre brochures, dans un format très court, avec des infos claires sont à votre disposition. Il s’agit de : « Comment organiser un plan safe ? » ; « Prévention sexuelle au VIH, Hépatites et IST » ; « Réduire les risques, consommer à moindre risque » ; « GHB/GBL, ce qu’il faut savoir ». Par ailleurs, AIDES propose un dispositif d’écoute et de soutien.
Deux outils sont à votre disposition : une offre anonyme via l’application WhatsApp : 07 62 93 22 29 ; une page Facebook dédiée au chemsex : Info Chemsex (by AIDES).

Autre source d’information utile : sur VIH.org.

 

 

 

Références :

  • AIDES
  • AT
  • COCQ-SIDA
  • VIH.org

Donnez votre avis !

%d blogueurs aiment cette page :
Lire les articles précédents :
Bisou gay du dimanche nous vient du Gay Geek’s Guide du New York Comic Con

Il a été dessiné par Bara Manga. L'affiche a été créée par Bara Manga sur une demande du Gay Geek's...

Fermer